Quand un ami nous lâche
L'ami aime en tout temps, Et dans le malheur il se montre un frère.
Proverbes- chapitre 17 : 17
Voici :
Dans un village des Indes vivait une pauvre veuve. Elle n’avait qu’un fils qui, en grandissant, était tombé sous l’influence de mauvais camarades. Il était devenu un buveur et un joueur. Il avait d’abord fait des gains qui l’avaient poussé à jouer des sommes toujours plus importantes. Finalement, il avait perdu tout son argent et comme il ne pouvait plus rembourser ses dettes de jeux, il avait été jeté en prison selon la législation du pays. Il ne devait en sortir que quand ses dettes auraient été payées.
Le malheureux passait d’interminables journées à rêver, au jour où il pourrait sortir. Il avait d’abord compté sur ses amis, mais ceux-ci l’avaient abandonné. Quant à sa mère, elle était trop pauvre et d’ailleurs, depuis des années il n’avait cessé de lui désobéir et de repousser ses conseils. Mais voici qu’un jour, il vit la porte s’ouvrir et entendit son geôlier lui crier :
- Tu peux sortir, tu es libre ! Quelqu’un a payé ta dette !
Il se précipita au dehors, prenant le chemin de la maison de sa mère. Où aurait-il pu aller ailleurs ? En approchant, il l’aperçut debout, près de la porte. Cette vue le bouleversa et il courut se jeter en pleurant dans ses bras. Comme il était là, serré contre elle, ses yeux tombèrent sur les mains de sa mère, et il s’étonna d’y voir de longues cicatrices.
- Mais maman, que t-est-il arrivé ? Qui t’a fait ces affreuses cicatrices ?
- Mon fils, n’en parlons pas, ce n’est pas la peine.
- Si, maman je veux savoir.
- Eh bien ! mon fils, pour payer ta dette, je me suis engagée comme manœuvre dans un chantier. Les pierres ont déchiré mes mains comme tu le vois. Mais maintenant, tout est bien, tu es libre, ne parlons plus de cela.
- Oh, maman, maman ! Tu as fait cela pour moi ! pour moi qui t’ai fait tant de peine ! »
A quelques jours de là, les amis du jeune homme apprirent sa libération, le félicitèrent et ils l’invitèrent à retourner avec eux. Mais il leur montra la porte :
- Par mes fautes, j’ai trop fait souffrir ma mère, je ne retournerai jamais avec vous.
Et il tint parole.
Je voudrais vous exhorter ce soir sur le thème de l’amitié. Quand un(e) ami (e) vous lâche, ayez compassion pour celui-ci et même si c’est difficile, ne changez rien changer dans votre cœur. Continuez à l’aimer et à prier pour lui. N’hésitez pas à l’encourager quand l’occasion se présente, oui soyez vrai et Dieu qui est au ciel, vous le rendra.
Ne laissez pas la colère, ni l’amertume vous envahir car le vrai ami sait faire fit de tout cela, il sait tout supporter et pardonner lorsque cela s’impose. Jésus va encore plus loin en disant : Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Jean 15 : 13 Vous me direz c’est Jésus, oui c’est lui, c’est encore Lui qui dit : Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. Romains 12 : 10 L’ami bien souvent, selon les relations entretenues peut devenir un frère, une sœur et intégrer la cellule familiale.
Bien aimés, suivons l’exemple de Jésus, soyons toujours prêt à tout donner pour son ami et à se sacrifier pour lui. Si tel était ton cas, abandonné et lâché, Jésus t’invite maintenant à avoir un autre comportement envers cet ami. Bien plus, il veut que tu lui témoignes de l’amour.
Sois Beni dans cette démarche . PASTEUR Rémy Francis